Les palissades du projet « Où poussent les pierres » retracent l’histoire de l’eau et du végétal sur le parvis de Notre-Dame, du XIIe siècle au futur projet de réaménagement. Cette histoire se rejoue à travers les graphismes, tandis que l’angle de vue s’élargit au rythme du parvis. La lecture est guidée par les couleurs : pourpre pour la vie, ocre pour la lumière et la chaleur, bleu pour l’ombre et la fraîcheur.
« Où poussent les pierres » est un projet porté par une équipe de trois personnes aux profils complémentaires, réunie par une formation commune en architecture. Parmi eux, on retrouve deux paysagistes concepteurs, qui poursuivent leurs études en architecture et un étudiant architecte-ingénieur, également infographiste auto-entrepreneur. L'équipe dispose ainsi d’une constellation de compétences réunies autour d’un langage commun, celui de l’espace, de la matière et du vivant.
Présentation par l'équipe
Cette pluridisciplinarité permet une approche à la fois sensible et rigoureuse, capable de croiser la narration historique avec la force du dessin pour retracer les variations de la présence du végétal et de l’eau au fil des siècles. Ensemble, ils esquissent un projet où le sensible dialogue avec le visible.
Le projet se déroule sur les palissades comme un long ruban narratif. Il raconte l’histoire de ce lieu, de la création de la place au projet du bureau Bas Smet, non pas comme un simple enchaînement de dates, mais dans une mise en récit sensible, rythmée par les métamorphoses du site, ses usages oubliés, ses présences discrètes, où l’eau et le végétal tiennent une place essentielle.
L’écriture graphique se veut claire et assumée : peu de mots, pour une portée la plus universelle possible, en adéquation avec le caractère cosmopolite du site. Des signes sobres, accessibles à tous, laissent place à l’imaginaire pour rejouer les grandes étapes de la création et métamorphoses du parvis.
Trois couleurs guident la lecture. Le pourpre évoque les figures humaines, célèbres ou anonymes, qui ont participé à la vie de la place. L'ambre ancre le récit dans la matière, la pierre, le bâti. Elle évoque aussi la lumière et la chaleur. Enfin, le bleu coule entre les lignes, pour dire l’eau, le végétal, la vie discrète qui traverse les lieux et apporte de l'ombre et de la fraîcheur.
Cette symbolique des couleurs devient un langage en soi, une grammaire visuelle qui permet au passant de saisir l’essence du propos d’un simple regard, agissant comme un fil conducteur, une légende intuitive.
Le long du parcours, la palissade accompagne une file d’attente autant qu’un couloir de passage. Elle s’adresse donc à deux rythmes : de loin, des signes forts, des images claires, des repères lisibles pour exprimer les temps forts. De près, des détails à découvrir, des fragments d’histoire à lire lentement, en patientant.
Le dispositif s’adapte aux corps en mouvement comme à ceux qui attendent, offrant à chacun un moment de lecture, une respiration, une première rencontre avec le lieu et l'occasion de se figurer son évolution, au-delà du chantier en cours.
Naviguez et zoomez sur l'ensemble du linéaire conçu par l'équipe
ÉQUIPE
→ Victor Chanudet, concepteur paysagiste ESAJ, étudiant en architecture à l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Malaquais
→ Yanis Becquart, étudiant en Master 2 d’architecture, double cursus architecture-ingénierie à l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Est et à l'École nationale des Ponts et Chaussées. Infographiste auto-entrepreneur
→ Marie Massé, conceptrice paysagiste ESAJ, étudiante en architecture à l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville
AFFICHAGE
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