Sur le devant de la Seine est une ode aux paysages mythiques des abords des quais parisiens, à ces soirées d’été où nous regardons le soleil se refléter dans le fleuve. Nos palissades ont été conçues comme un clin d'œil au patrimoine et au paysage de la pointe de l’île. Nous avons pensé cette création comme une installation à la fois artistique et pédagogique.
« Sur le devant de la Seine » est un projet né de la collaboration de Marylène Veyron, Léa Lorier, Raeannes Perraudin et Anna Perdrix, toutes les quatre étudiantes en mastère de direction artistique. Animées par des passions telles que la photographie, la rédaction, l’illustration et le graphisme, nous avons pensé cette création comme une installation aussi artistique que pédagogique. Nous rendons ainsi hommage au paysage et au patrimoine de la pointe de l’île de la Cité, à travers quarante-et-une palissades le long du chantier de réaménagement du site.
Présentation par l'équipe
Le concept créatif autour duquel s’articule l’ensemble du projet est une ode à la beauté du mouvement et du patrimoine parisien : entre la cathédrale, les rues passantes, les immeubles haussmanniens et le square typique de la ville, touristes et locaux se retrouvent en un lieu symbolique du charme et du caractère de la capitale.
Pour matérialiser notre idée, il a fallu travailler en premier lieu la couleur. Nous avons donc pensé à réaliser plusieurs dégradés, étendus sur toute la longueur des palissades. Il s’agit de dégradés de bleu, de jaune et de vert, avec une texture granulée pour y ajouter de la profondeur. Pour le rendre plus aérien, une nuance de beige encadre le rectangle, en léger fondu avec les trois couleurs. Le beige utilisé pour aérer notre dégradé est choisi en couleur d’accent. Le dégradé n’est pas travaillé de manière linéaire : nous avons souhaité lui donner du mouvement, de la lumière, de la poésie. Le jaune tend vers le ciel, mimant les rayons du soleil au dessus de la Seine, qui est représentée par un bleu profond et une forme abstraite de vague. Le vert représente la nature présente sur les lieux, mettant en avant toute sa diversité. Les passants marchant le long des palissades pourront donc observer les couleurs changer au fur et à mesure de leur promenade, et les spectateurs situés plus loin sur les berges auront une vision d’ensemble de ce qui pourrait presque s’apparenter à une fresque. Cela permet ainsi au spectateur de se concentrer sur un élément précis, une légende.
En ce qui concerne les contenus, nous faisons le parti-pris de proposer des illustrations plutôt que de la photographie. Ce choix nous permet de complètement les intégrer au dégradé et surtout de marier du dessin technique d’architecture ou des croquis paysagers à des illustrations croquées, plus ornementales.
De cette manière, l’habillage de la palissade telle que nous l’imaginons est structuré dans ses contenus, sa mise en récit, et la manière dont nous mêlons textes et éléments visuels; tout en adoptant une tonalité douce et poétique.
En définitive, la Pointe de l’île est un site marqué par de nombreuses transformations. Elle fait aujourd’hui l’objet d’une nouvelle reconfiguration de ses espaces publics et de ses usages, et nous sommes fières de nous inscrire dans cette nouvelle étape de son histoire.
Naviguez et zoomez sur l'ensemble du linéaire conçu par l'équipe
ÉQUIPE
→ Marylène Veyron, étudiante en direction artistique à l’Institut Supérieur des Arts Appliqués
→ Léa Lorier, étudiante en direction artistique à l’Institut Supérieur des Arts Appliqués
→ Anna Perdrix, étudiante en direction artistique à l’Institut Supérieur des Arts Appliqués
→ Raeannes Perraudin, étudiante en direction artistique à l’Institut Supérieur des Arts Appliqués
AFFICHAGE
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